|
Contexte
Après l’indépendance en 1960, des conflits violents pour le pouvoir cessèrent avec l’instauration en 1965 du Président Joseph Mobutu, auparavant Chef de l’armée. Le règne de Mobutu s’acheva en 1997, lorsque le Rwanda envahit le pays pour expulser les milices Hutus extrémistes. Le Rwanda s’associa à l’Ouganda pour soutenir les rebelles anti-Mobutu qui capturèrent rapidement la capitale Kinshasa, instaurant le Président Laurent Kabila et renommant le pays RDC. En 1998, le Rwanda et l’Ouganda appuyèrent un autre mouvement rebelle visant à évincer Kabila, provoquant une intervention armée de l’Angola et du Zimbabwe. Au total, sept pays participèrent (l’Angola, le Burundi, le Tchad, la Namibie, le Rwanda, l’Ouganda et le Zimbabwe). Parfois nommée la «première guerre mondiale» de l’Afrique, le conflit est estimé avoir coûté plus de cinq millions de vies. Les Accords de cessez-le feu de Lusaka furent signés en juillet 1999.
A la fin 2003, un gouvernement de transition fut formé, incluant Kabila et quatre vice- présidents nommés. Le nouvel accord, le Dialogue inter-Congolais ultérieur et la mise en place de la mission de maintien de la paix des Nations Unies, MONUC, donnèrent lieu à une relative sécurité dans la plupart du pays, à l’exception de la région Ituri et certaines parties des provinces du Kivu et du Katanga, qui continuent à subir la présence de milices et groupes armés. Le 30 juillet 2006, le Congo réalisa sa première élection à parties multiples depuis l’indépendance de 1960. Après deux tours de vote, Joseph Kabila fut élu à la Présidence en novembre 2006.
En août 2008, le conflit armé resurgit entre le groupe rebelle CNDP (Congrès National pour la Défense du Peuple) et l’armée congolaise (FARDC). Fin 2008, des négociations internationales mirent fin à l’escalade. Début décembre 2008 les gouvernements de la RDC et du Rwanda signent un accord portant sur les points suivants : (i) opérations militaires conjointes contre les rebelles rwandais du FDLR (Forces Démocratique pour la Libération du Rwanda); (ii) intégration des forces du CNDP dans les FARDC et la lutte contre le FDLR ; et (iii) arrestation de l’ancien chef du CNDP Général Laurent Nkunda. Le 19 janvier 2009, des opérations militaires furent lancées contre le FDLR.
|
|
Projets spéciaux
Projet:
Appui au Regroupement et à la réintégration des anciens enfants soldats en RDC
Administrateur:
Save the Children GB
Statut :
Clos
Objectif:
L’appui au Regroupement et à la réintégration des anciens enfants soldats avait trois objectifs principaux :
- Mieux comprendre les besoins des enfants associés aux forces de combat – y compris les filles – et promouvoir leurs droits au cours de la transition de la vie militaire à la vie civile. Ceci inclut les activités suivantes : (i) analyser et fournir les justificatifs relatifs à la situation des enfants soldats dans les Kivu ; (ii) réaliser des travaux de recherche participative visant à identifier les stratégies de prévention du recrutement et faciliter une réintégration durable ; (iii) identifier les comment atteindre les filles associées aux forces de combat ; (iv) former l’armée au sujet des questions relatives à la protection de l’enfant (formation des formateurs).
- Créer et renforcer les capacités institutionnelles du gouvernement et des ONG partenaires pour assurer la protection des enfants soldats dans le cadre du programme national de démobilisation et de réintégration. Ceci inclura les activités suivantes : (i) appuyer les efforts du gouvernement en matière d'élaboration des politiques et de conception des programmes participatives ; (ii) préparer les modules de formation ; (iii) élaborer un cadre de suivi de la mise en œuvre et d'évaluation d’impact ; (iv) former les formateurs au niveau régional ; (v) appuyer et suivre la formation des partenaires gouvernementaux et non-gouvernementaux au niveau provincial ; (vi) évaluer l’impact de la formation.
- Faciliter une réintégration socio-économique durable des enfants soldats dans leurs communautés par le biais d’un appui provisoire, du regroupement familial et du renforcement des capacités des communautés. Ceci inclura les activités suivantes : (i) renforcer les capacités des partenaires locaux en termes de gestion des centres de transit et d’orientation (CTO) ; (ii) rechercher les familles des enfants démobilisés ; (iii) élaborer des activités pilotes pour l’appui communautaire à l’intention des enfants Mayi Mayi ; (iv) renforcer les capacités des réseaux locaux en matière de suivi des enfants réintégrés ; (v) appuyer les microprojets communautaires qui encouragent la réintégration durable des enfants soldats démobilisés.
La Banque mondiale et Save the Children signèrent un Accord de subvention d’un montant de 5,37 millions USD.
____________________________________________________________
Projet:
Évaluation de la situation et Projets pilotes de démobilisation et réintégration des enfants soldats dans les Provinces Orientale, Nord Katanga et Maniema
Administrateur:
International Rescue Committee (IRC)/ International Foundation for Education and Self-Help (IFESH)/ CARE International
Statut:
Clos
Objectif:
Ce projet comportait quatre volets mis en œuvre dans trois provinces de l'est de la RDC.
- Évaluation de la volonté, de la part des groupes armés, de démobiliser les enfants. Les activités inclurent : (i) une évaluation de la volonté, de la part des groupes armés, de permettre l'accès aux enfants et de convenir de leur démobilisation ; une analyse des dynamiques menant à leur recrutement initial; (ii ) élaboration d’un système d’identification et de vérification à l’intention des enfants, en collaboration avec l’UNICEF et BUNADER ; (iii) élaboration d’une base de données en ligne, protégées par mot de passe, pour traiter l’information obtenues auprès de toutes les structures sur le terrain.
- Sensibilisation et formation communautaires. Les activités inclurent : (i) activités de sensibilisation et de formation avec les membres principaux de la communauté, pour poser les fondations de comités de protection au niveau communautaire ; (ii) achèvement d’une enquête qui formait la base d’une cartographie détaillée des possibilités et des besoins en réintégration dans les zones ciblées, établie à partir d’enquêtes sur les marchés et les infrastructures et d’un inventaire des possibilités en termes de marché, d'éducation et de ressources sociales; (iii) suivi d'un groupe échantillon d'enfants et de leur regroupement avec leurs parents et recherche de solutions alternatives à l’intention des enfants dont les familles ne peuvent pas être identifiées ou qui ne peuvent pas rejoindre ces dernières.
- Élaboration de plans provinciaux pour la démobilisation. Les activités inclurent : (i) l’élaboration de plans provinciaux dans un cadre plus global, avec une contribution des partenaires nationaux et internationaux dans les zones ciblées locales ; (ii) l'organisation de rencontres dans chaque province pour discuter les définitions, les principes et les approches relatives au processus de DDR des enfants soldats et en convenir ; (iii) la réalisation d'un plan détaillé de mise en œuvre.
- Réintégration des enfants soldats. Les activités inclurent : (i) renforcer les capacités des partenaires locaux agissant dans le domaine des enfants soldats; (ii) renforcer les structures et les comités locaux et en établir des nouveaux; (iii) former les autorités locales et la bataillons militaires au sujet des exigences de protection de l'enfant et du processus de démobilisation; (iv) réaliser des campagnes de grande échelle de diffusion et de sensibilisation donnant davantage d'informations au sujet du plan national de démobilisation au niveau local ; (v) procéder à l’identification et la vérification des enfants soldats ; (vi) établir et gérer les centres de transit à l’intention des enfants démobilisés ; (vii) faire en sorte que le centre de transit et d’orientation et les communautés disposent d’activités psychosociales ; (viii) poursuivre les activités en cours relatives aux recherches de familles, aux regroupements et au suivi des enfants démobilisés ; (ix) mener des activités de réintégration à base communautaire ; (x) élaborer une stratégie de rattrapage scolaire des enfants ; et (xi) établir des fonds communautaires spéciaux pour faciliter la réintégration des enfants soldats, prévenir le re-recrutement et appuyer les autres enfants vulnérables.
Près de 35 activités de réintégration à base communautaire inclurent : Restauration des bâtiments, infrastructure sociale ou activités économiques identifiées par le biais de la recherche participative.
La Banque mondiale et les partenaires d’exécution signèrent un Accord de subvention d’un montant de 9,16 millions USD.
____________________________________________________________
Projet:
Relance des communautés et réintégration des ex-combattants dans l’Est de la RDC
Administrateur:
Gouvernement de la RDC et Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)
Statut:
Clos
Objectif:
Le projet de Relance des communautés et réintégration des ex-combattants dans l’Est de la RDC comportait trois volets, mis en œuvre dans cinq provinces (Nord et Sud Kivu, Orientale, Katanga et Maniema), ciblant 10.723 ex-combattants :
-
Sensibilisation et mobilisation communautaire. Ces activités visaient la création d’un milieu favorable à la mise en œuvre du projet par la création ou le renforcement de réseaux locaux à base communautaire, de comités villageois, d'ateliers communautaires, de discussions, etc., de façon à : (i) diffuser les objectifs du projet général ; (ii) promouvoir la participation communautaire à la réhabilitation socioéconomique ; (iii) promouvoir la confiance et la coexistence pacifique entre les communautés locales et les ex-combattants.
-
Reconstruction et développement communautaires. Ces activités avaient pour objet de : (i) renforcer les capacités des communautés par la réhabilitation de l’infrastructure sociale (pistes rurales, puits, services d'hygiène, etc.) et lancer un processus participatif de développement à long terme ; (ii) promouvoir la création de revenu en accroissant les possibilités économiques par le financement d’initiatives communautaires de production ; et (iii) inclure graduellement les ex-combattants dans ces projets.
- Réintégration durable des ex-combattants par le financement de microprojets. Chaque microprojet coûtant approximativement 500 USD était exécuté par une ONG. Ils appuyaient la participation des ex-combattants dans des activités économiques et sociales traditionnelles et pérennes dans ces régions, n’insèrant aucune nouvelle technologie au sein des communautés et ne comportant l’élaboration d’aucun projet de grands travaux.
L’identification des microprojets était fondée sur les critères de sélection établis dans les procédures habituelles du PNUD. Les procédures techniques furent normalisées pour maintenir la cohérence de l’exécution des projets. Chaque projet bénéficia d’une expérience technique au cours du cycle d’exécution du microprojet (identification, formulation, lancement).
La Banque mondiale et le PNUD signèrent un Accord de subvention d’un montant de 5 millions USD.
Une évaluation indépendante du projet a été réalisée.
____________________________________________________________
Projet:
Mécanisme de réaction rapide pour appuyer la DDR des ex-combattants en RDC
Administrateur:
Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)
Statut:
Clos
Objectif:
Le projet Mécanisme de réponse rapide pour appuyer la DDR des ex-combattants en RDC avait deux objectifs principaux :
Faciliter le Programme national de DDR.Le projet procèdait à : des activités d’exploration ; des missions d’évaluation ; des enquêtes rapides auprès des populations ciblées ; l’analyse des conditions préliminaires pour la DDR ; des activités de sensibilisation, de consolidation de la paix et de réconciliation ; des échanges d’information ; des consultations auprès des groupes ciblés et autres populations affectées.
- Répondre aux autres imprévus et urgences relatives aux programmes et aux opérations. Le projet visait le déploiement rapide d’experts, de documents et autres éléments et la préparation préliminaire des régions de mise en œuvre du programme en vue de la prestation des services de DDR (lieux de démobilisation, centres de transit, centres communautaires d'accueil, etc.)
Le PNUD et la Banque mondiale sigèrent un Accord de subvention d’un montant de 12.6 millions USD.
___________________________________________________________
Projet:
Renforcement des capacités et appui à la prévention du recrutement, la démobilisation et la réintégration des enfants associés aux forces armées
Administrateur:
Croix-Rouge belge
Statut: Clos
Objectif:
Le projet de Renforcement des capacités et appui à la prévention du recrutement, la démobilisation et la réintégration des enfants associés aux forces armées comportait trois volets mis en œuvre à Kinshasa et dans la partie sud de la région de l’Équateur, particulièrement auprès de Mbandaka :
- Formation du personnel – le personnel de la Croix-Rouge en RDC fut formé pour travailler avec les enfants soldats démobilisés aux centres de transit et d’orientation, agir en tant que médiateurs auprès de leurs familles et mener des activités de sensibilisation au niveau communautaire. Cette formation portait sur les sujets suivants : Développement psychosocial et évolution des enfants et des enfants soldats, techniques de communication et d’observation, médiation, recherche participative active, conseil/psychothérapie, activités scolaires, préparatifs en vue du retour et de la réintégration de l’enfant auprès de sa famille et de sa communauté.
- Sensibilisation et prévention – la Croix-Rouge réalisa des activités à l’intention de plusieurs groupes, leur permettant de mieux comprendre : la nécessité de mieux protéger les enfants, le cadre juridique de la protection de l’enfant, la situation des enfants soldats et leur réintégration auprès de leurs familles et communautés. Les groupes à cibler inclurent : le gouvernement, les autorités locales, les communautés, les familles, les enseignants et les élèves. Ce volet comportait une formation au sujet de la situation des enfants soldats démobilisés à l’intention des volontaires de la Croix-Rouge qui procédèrent ensuite au suivi de la situation des enfants soldats démobilisés et de leurs communautés et intervinrent lorsqu’ils remarquaient que les enfants ou les familles avaient des difficultés à s’adapter.
- Réintégration des enfants soldats démobilisés auprès de leurs familles et/ou communautés – Des CTO furent ouverts et en mesure d'accueillir 50 enfants placés dans des maisons pouvant loger 10-15 enfants. Un « couple parental » agissait en tant que substitut parental dans chacune des maisons et assurait la prise en charge quotidienne des enfants, en coopération avec les éducateurs, les médiateurs, un médecin, un psychologue, les gardiens et les chauffeurs. Les enfants restaient au CTO pendant trois mois en moyenne, ce qui permettait d’analyser leur situation et de les préparer au retour auprès de leurs familles et communautés.
Ces préparatifs consistaient en une scolarité minimale (lecture, écriture, etc.), des services de conseil psychosocial, une formation en certaines compétences, ainsi que des activités sportives et religieuses. Un dossier fut ouvert pour chaque enfant et comportait une évaluation médicale, une évaluation psychosociale, le niveau d’instruction atteint, l’historique familial, les circonstances socioéconomiques de la famille et le comportement de l’enfant au CTO. Des plans individuels furent ensuite élaborés, déterminant le regroupement familial ou des dispositions alternatives de prise en charge, précisant les besoins individuels ou familiaux en termes de services de conseil, ainsi que la quantité de suivi à réaliser une fois que l'enfant aura quitté le CTO (avec une visite minimum par an), prévoir la réintégration de l’enfant à l’école ou dans un stage d’apprentissage, etc.
La Banque mondiale et la Croix-Rouge belge signèrent un Accord de subvention d’un montant de 1,1 millions USD.
____________________________________________________________
Projet:
Prévention du recrutement, démobilisation et réintégration des enfants associés aux forces armées
Administrateur: Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF)
Statut:
Clos
Objectif:
Le projet de Prévention du recrutement, démobilisation et réintégration des enfants associés aux forces armées fut mis en œuvre dans l’ensemble de la RDC et avait pour objectifs principaux de :
- Aider le gouvernement provisoire à élaborer et mettre en œuvre le Programme national de désarmement, démobilisation et réinsertion (PNDDR) en portant une attention particulière aux enfants.
- Établir les mécanismes de coordination aux niveaux national et provincial pour la mise en œuvre des programmes de démobilisation et de réintégration des enfants des forces armées
- Élaborer et appuyer les mécanismes de suivi et évaluation des programmes destinés aux enfants des groupes armés
- Former le personnel du gouvernement et des ONG à la démarche, aux mécanismes et aux outils du PNDDR.
- Appuyer les ONG nationales en matière de réintégration familiale et communautaire des enfants soldats démobilisés
- Élaborer et appuyer la mise en œuvre des activités d’information/sensibilisation
- Accroître les capacités (par la formation) des partenaires nationaux (gouvernementaux et non gouvernementaux)
- Élaborer un mécanisme de réponse rapide pour la démobilisation et la réintégration des enfants des forces armées
La Banque mondiale et l’UNICEF signèrent un Accord de subvention d’un montant de 4.9 millions USD.
|